30 janvier 2007
le bloc...
8h : je suis de bloc aujourd'hui! J'enfile mon joli pyjama bleu marine en papier, celui dans lequel tu transpires bien (!), mes surchaussures, mon ptit masque et mon ptit chapeau. Belle comme un coeur, je me dirige vers les blocs, aseptisés et froids, cherchant l'interne du regard... ça y est, interne en vue : je me scotche à lui pour le reste de la matinée.
8h30 : première intervention, un coelioscopie pour infertilité avec visualisation des trompes et test au bleu (on envoie du bleu de methylène dans l'utérus et on regarde si ça ressort au bout de la trompe, si c'est le cas, les trompes sont perméables). Je me lave les mains comme les grands chirurgiens, j'enfile la belle casaque bleue et je tente de mettre mes gants stériles... sans toucher a rien, sans faire rebiquer le rebord, sans mettre le pouce à l'envers, sans me tromper de doigt... il m'a fallu trois paires :). Une fois prête, je me plante devant les champs stériles, les mains croisées sur le ventre pour rien toucher. C'est mon premier bloc de toute ma vie en stérile et je pète de trouille... mais ça se voit pas trop. Puis on me demande de m'installer entre les jambes de la patiente, avec la pince fixé à l'utérus dans la main, et de le diriger. Et voilà le chef qui me hurle ttes les minutes : antéverse, à droite, à gauche, plus que ça, rétroverse... j'acquiert technique et rapidité petit à petit, lol! Le chef hurle de plus en plus vite et me fait un clin d'oeil : "c'est plus marrant que les courses de F1"!!! Oui, c'est sûr. Toujours est t'il que l'opération est magnifique, je suis une adepte de la coelio!!!
10h00 : une ivg... ça fait bizzare, c'est cracra, brutal et pas très chouette... bon, ma première... j'assiste et là l'anesthésiste me hurle : "tiens, viens apprenrdre qqchose au moins" et elle me fourre le ballon pour faire respirer la patiente dans les mains... heu, oui??? "ben vas y ballonne!!!" je m'exécute consciencieusement mais apparement ça va pas.... " c'est pas assez luxé!" bon, je m'exécute, je luxe la machoire au mieux en essayant de pas me luxer mes doigts à moi mais c'est pas si facile... au cas où je le saurai pas, l'anesthésiste me signale que je suis vraiment nulle! lol, pas grave, au moins j'aurais appris à ballonner correctement ;)
10h30 : une autre coelio : ablation d'un kyste epidermoïde. Je savais pas trop ce que c'était mais j'ai vite appris : la patiente avai un gros kyste de l'ovaire avec dedans : des cheveux et du sébum... beuark, c'était vraiment dégueu et impressionnant.
Pfiou, je suis sortie du bloc vers 12h30 et direction les urgences pour la suite de ma garde.
28 janvier 2007
l'an 2007 post JC
Hier j'ai réalisé en papotant (jusqu'à 3 heures du mat!! ah les filles ah les filles...) que tout notre calendrier était consruit à partir de Jésus Christ et j'ai trouvé ça dingue... je suis d'éducation catholique, sans confession particulière aujourd'hui et en fait, tous les jours, lorsqu'on donne la date, on reconnait cet homme qui a vécu il y a plus de 2000 ans comme l'origine de notre système. Voilà, juste une petite réflexion à vous faire partager, je n'avais jamais réalisé!
Sinon, hier, des amis m'ont organisé un anniversaire "surprise" dans un restau argentin rue mouffetard... j'ai été très touché du geste, et des beaux beaux cadeaux qu'ils m'ont offert : des enceintes avec les gros caisson de basses et tout et tout pour pouvoir faire des belles soirées chez moi et pis une théière et un gros paquet de ferrero rocher ;) c'est chouette non???
Hier après midi, je suis allée travailler chez C. et R., deux amis qui sont en dcem3 (en 5ème année de médecine, un an au dessus de moi) et ils reprennaient les confs de la veille. Comme c'étaient des matières que j'avais déjà vues, je me suis jointe à eux... et ça m'a fait vraiment peur pour l'année prochaine. Si vous voyez le nombre de détails qu'ils faut ingurgiter pour ce stupide concours de l'internat ou il faut écrire chaque mot clé sous peine de te faire sabrer 5 points à chaque fois... je trouve ça nul et effrayant!!!
27 janvier 2007
une page ciné...
Dernièrement, c'était la période révision de partiels alors forcément, je suis beaucoup allée au cinéma...
Ce premier film, trainée par une amie, je ne voulais pas y aller... l'affiche ne me disait rien et l'hystoire... non plus! Mais je me suis laissée convaincer et c'était vraiment un bon film. En gros, le film relate l'histoire "mystérieuse" d'un acteur Gearges Reeves, qui rêve de tourner des grands films mais n'accède qu'à des rôles de feuilletons. On assiste à sa montée en tant que superman, puis à sa décadence, à sa nostalgie. Le film explore les différents scénarios envisageables quant à sa mort, suicide? son amante? sa fiancée? un autre... et les auteurs ne prennent pas parti, à nous de choisir... et c'est ce que j'ai particulièrement aimé, outre le fait que l'ambiance glauque de l'amérique es années 50 y est parfaitement transmises. Les acteurs sont excellents et même Ben Affleck (une fois n'est pas coutume ;))
L'incroyable destin d'Harold Crick, ou en anglais, ce qui rend beaucoup mieux : Straner than fiction. En très très gros parce que difficillement racontable, Harold Crick est un inspecteur des impots qui s'ennuie profondémment, pas d'amis, pas d'amour, vide intégral, jusqu'au jour où il se met à entendre une narratrice dans sa tête qui raconte sa propre histoire et tente de le faire mourir. C'ets une fable divertissante, je suis sortie de là avec un grand sourire, moi je trouve que ça vat le coup même si la fin laisse un peu à désirer...
Le dernier, Jacquou le croquant. Une histoire pendant la restauration d'un enfant de Bonapartiste. Son père lui est enlevé et tué par le Comte de Mansac, sa mère meurt de chagrin et ce gosse se retrouve seul au monde, avec un courage formidable, et jure de se venger... l'histoire est simplette, le film est naïf mais c'est joli, ça fait rêver, les décors et les costumes sont beaux, la musique est agréable... un bon moment mais sans extase!
26 janvier 2007
dans un couloir noir...
Mon chef de service actuel a une notion toute particulière de la pédagogie. Aujourd'hui, pendant le staff, je prends mon courage à deux mains pour poser une question sur un kyste du corps jaune. Mais bien mal m'en a pris car voila le Pr B. qui se lève et tente de m'expliquer la physiologie de la reproduction comme il le ferait avec un gamin de 4 ans : "alors voilà, on dira que toi t'es l'ovule et moi je suis le spermato. Et là je veux rentrer dans toi, alors on se rencontre dans un couloir noir et étroit... mais intime... et au moment où notre accolement est maximal, on tombe dans une grande cavité douillette et chaude." J'ai adoré!!! :D
Marche doucement, car tu marches sur mes rêves.
Voici mon poète préféré... William B. Yeats (en plus il est incroyablement beau...), un irlandais du début du dernier siècle (oulala, je m'y fais pas de traiter le 20ème comme siècle dernier... wahou, je suis née au siècle dernier!!!).
Voici un des plus beaux poèmes : désolé c'est en anglais mais ça perd de son charme avec la traduction...
He Wishes for the Cloths of Heaven
- HAD I the heavens' embroidered cloths,
- Enwrought with the golden and silver light,
- The blue and the dim and the dark cloths
- Of night and light and half-light,
- I would spread the cloths under your feet
- But I, being poor, have only my dreams;
- I have spread my dreams beneath your feet;
- Tread softly because you tread on my dreams...
- William Butler Yeats
25 janvier 2007
à la maternité...
Dans ma toute petite vie, je suis étudiante en médecine. En 4ème année... et ça passe vite vite vite!!! Du coup je suis externe maintenant, c'est à dire qe j'ai le grand honneur de pouvoir aller en stage tous les matins, faire une garde tous les 10 jours et apprendre tout plein de jolies choses de la part des gentils ninternes et des gentils chefs de cliniques... bon, ça c'est ce qui est sur la plaquette! En vrai... si tu te bouges les fesses un max, générallement, c'est tout de même instructif.
Tout ça pour dire que je passe maintenant un temps non négligeable à l'hôpital, ce qui est formidable et en ce moment, je suis à la maternité R. dans le 12ème. Je vois donc de l'obstétrique et un peu de gynécologie mais pour deux semaines, je suis affectée au nouveaux nés : et je craque... ils sont tellement mignons, tout naifs avec leur bouille plissée, leurs petits pieds et leurs minis mains... chacun d'eux est un petit cadeau, un petit miracle... non, je ne viens pas d'une secte mais je suis admirative de ces petits bouts!
J'apprends à les examiner avec l'aide des pédiatres. Ils ont l'air si fragiles qu'avec mes grosses papattes, j'ai toujours la trouille de les casser, pourtant je les manipule avec toute la douceur dont je suis capable! En plus, j'ai toujours l'appréhension de leur trouver quelque chose. Comment annoncer à une maman toute nouvelle (en plus, bonjour les hormones du post partum...) que sont tout petit souffre d'une chose ou d'autre.
Mardi dernier, on a fait un test auditif à un petit N. (oui, il ne faut pas dire depistage de la surdité, ca fait trop peur aux mamans) et deux fois de suite il était négatif. Certes le diagnostic de surdité n'est pas définitif mais imaginez le désarroi de cette maman quand on le lui a annoncé... j'ai cru qu'elle allait s'effondrer.
Une autre chose que je vois dans ce stage c'est que, on a beau dire, on part complètement inégal dans la vie. Quand je vois le couple uni et aux petits soins, avec chacun un metier stable, une famille tranquille qui s'en va avec le sourire, et le couple formé de deux étudiants plus ou moins au chomage, plus ou moins étranger, plus ou moins a la rue, plus ou moins ensemble (en gros la version change aussi rapidement que les minutes), et la mère qui a trouvé un géniteur d'un soir sur internet, et qui ne supporte pas de laisser son bébé dormir car elle s'ennuie de lui et qui est jalouse comme un lionne des regards admiratifs sur son petit bout (faut dire que ce bébé est un ange, comme s'il avait compris comment il faut s'y prendre)... et bien, y a pas à dire, on part pas sur les même bases.
24 janvier 2007
le choix de Sophie
Avez vous déjà lu ce livre? c'est à proprement parler un récit captivant et destructeur, profondément choquant et perturbant mais sous la plume de Styron, on est enveloppé de poésie. En très très bref l'histoire concerne Stingo, un jeune écrivain, qui va découvrir Sophie, jeune femme réscapée des camps d'Auschwitz. Au fur et à mesure que leur histoire d'Amour prend vie, on découvre l'histoire de Sophie. Je vous met un extrait pour l'ambiance :
«Personne ne comprendra jamais Auschwitz. (...) La déclaration la plus pertinente faite jusqu'à ce jour sur Auschwitz n'était en fait pas une déclaration mais une réponse:
La question: A Auschwitz, dis-moi, où était Dieu?
Et la réponse: Où était l'homme?»
Il y a dans ce livre une histoire qui me perturbe profondément, l'histoire du choix de Sophie. Je vous raconte : à l'arrivée à Auschwitz, Sophie est avec ses deux enfante une fille et un garcon, tout deux d'à peu près 8 ans. Elle avance sur la colonne de tri instauré par les responsables du camp : à gauche, les enfants, les vieux, les impotents, direction les chambres à gaz direct, à droite, les femmes et les homes capables de travailler. Sophie arrive au bout de la file et l'officier lui annonce "madame, vous, à droite, les enfants, à gauche". Sophie se met à deverser son desespoir, crie, pleure, implore la grâce de ses petits... et l'officier déclare, "d'accord madame, mais vous ne pouvez en garder qu'un seul."
A ce stade de l'histoire je ne peux m'empecher d'avoir la gorge nouée et de me mettre à sa place, j'en ai presque les larmes aux yeux et pourtant je n'ai pas d'enfants. Vous pourrez voir ce qu'elle à fait en lisant ce livre absolument magnifique. Je vous souhaite une bone lecture.. et dtes moi ce que vous en avez pensé :)
PS : il parait qu'il existe un film issu de ce livre, savez vous ce qu'il vaut?
22 janvier 2007
fais de ta vie un rêve et de tes rêves une réalité
aujourd'hui, c'est mon anniversaire... et je crois que j'aime autant les anniversaires que je les déteste... une sorte de mélange entre peur, appréhension, bonheur et excitation, je me sens heureuse d'être jeune et à l'orée de ma vie mais parfois aussi, nostalgique de mon enfance et puis : la vie va trop vite, et bouffée par mes études, j'ai tellement peur de passer à coté de tant de choses, de conneries à faire, d'amour à trouver. Et pourtant je fais de mon mieux pour vivre à fond, vivre sans regrets et sans états d'âmes! Menfin, joyeux anniversaire à moi!
21 janvier 2007
rigolo...
Si un jour un inconnu me demandait ce que je préfère sur terre, je répondrais rire! Hé oui, j'ai beau être un tantinet sérieuse et torturée, si je ne pouvais pas rire... ce serait la fin des haricots. Ce qui est géniale, c'est que je ris même quand personne ne trouve de quoi rire, parfois ce sont mes propres cheminements de pensée, parfois des images que j'imagine, parfois une mimique... en gros, je ne m'ennuie jamais puisque j'arrive à me faire rigoler toute seule ;)
Mes soeurs détestent quand je dis le mot rigoler, elles trouvents ça puéril! et autant vous dire que je prends d'autant plus plaisir à le dire, me glissant quelques instants dans mon corps de gamines d'âge matenelle qui se tord en braillant : qu'est ce que c'est rigolo. Réfléchissez, vous le dites vous le mot rigolo??
Je n'ai pas vraiment d'humour, c'est dommage, du moins, je crois que j'en avais mais que je l'ai enfermé bien profondémment car j'ai perdu confiance en moi... et puis parfois, quand je me sens à l'aise, libre, je me lâche... je me moque, de moi, de tout, de la vie, je rafolle du cynisme, quoi de plus détendant!
allez, une parole d'enfant (cf desproges) à laquelle je m'identifie ;) (à part pour le follement prodige!!!)
Enfant prodige follement doué pour les mathématiques (elle peut diviser 32 427 par 16 sans cesser de sauter à la corde), Hélène Baxter, une petite New-Yorkaise de 11 ans, pose de graves problèmes à ses parents et à ses professeurs. Quand on l’interroge sur son avenir, elle déclare qu’elle veut être « gardeuse de vaches dans un grand pré avec plein de pommiers en fleur ».


